
Comme chaque année, cette Semaine de la langue française et de la francophonie 2025 a mis en avant la richesse du français et son rôle en France et dans le monde. Cet événement s’articule autour de nombreuses initiatives qui visent à promouvoir l’usage et l’influence du français, autant dans notre pays, qu’à l’international. Cette Semaine, qui a eu lieu cette année du 15 au 23 mars, est l’occasion de rappeler que la langue française est bien plus qu’un simple outil de communication. En effet, elle est aussi un véritable atout économique.
La France occupe une position centrale au sein de l’économie francophone, qui regroupe plusieurs dizaines de pays partageant un lien linguistique et culturel. Ces connexions favorisent des échanges commerciaux et des investissements stratégiques, et permettent de créer un marché francophone dynamique. Le français est aussi une langue d’influence mondiale, parlée sur plusieurs continents et utilisée dans de nombreuses organisations internationales, ce qui en fait un levier essentiel pour la diplomatie et le commerce.
Sur le plan économique, la langue française représente un véritable atout pour les entreprises et les échanges commerciaux. Elle facilite les relations d’affaires et le développement de partenariats au sein de l’espace francophone, ce qui permet de créer des opportunités pour les acteurs économiques qui maîtrisent cette langue. Son impact se mesure également sur l’éducation et l’emploi, puisque la maîtrise du français est un facteur clé pour accéder à certaines carrières et renforcer la mobilité professionnelle au sein de la francophonie. Par exemple, un Français peut aller travailler au Canada, ou un Canadien en France.
Toutefois, pour préserver et renforcer son poids économique, la langue française doit faire face à plusieurs défis. Il semble essentiel de développer des stratégies pour soutenir son enseignement, encourager son usage dans le numérique et renforcer la coopération économique entre les pays francophones. Alors que l’anglais est toujours la langue prédominante dans les échanges internationaux, le français doit trouver les moyens de conserver son influence et son attractivité.
L’objectif de cet article est de voir qu’au-delà d’un simple héritage culturel, la langue française peut aussi constituer un véritable moteur économique, qui doit être soutenu, et même encouragé.
Présentation de la Semaine de la langue française et de la francophonie 2025
La Semaine de la langue française et de la Francophonie est un événement annuel incontournable du monde francophone qui célèbre la richesse et la diversité de la langue française. Organisée en France par le ministère de la Culture, cette manifestation offre au grand public l’opportunité de partager leur amour des mots à travers une multitude d’événements culturels et éducatifs.
Cette année 2025, du 15 au 23 mars, la Semaine a fêté sa 30ème édition sous le thème évocateur : “Prenez la parole !”. Ce thème a invité chacun à s’exprimer et à participer activement aux diverses activités proposées. Parmi ces initiatives, l’opération “Dis-moi dix mots” a par exemple encouragé le public à jouer et à créer autour de dix mots choisis, avec pour but de favoriser l’expression littéraire et artistique.
Le point d’orgue de cette semaine spéciale est bien sûr la Journée internationale de la Francophonie, célébrée le 20 mars, qui met en lumière la vitalité et la diversité de la langue française à travers le monde. Cette journée est l’occasion pour les pays francophones et les communautés francophiles de célébrer leur attachement à la langue française et de promouvoir son usage dans divers domaines, et donc notamment économiques.
Avec plus de 300 millions de locuteurs répartis sur les cinq continents, le français est la cinquième langue la plus parlée au monde. D’ici 2050, il devrait même y avoir près de 715 millions de francophones. Les événements organisés autour de notre langue visent à réunir tout ce monde, autour de valeurs communes.
Avec près de 90 États et gouvernements membres, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est une institution primordiale puisqu’elle œuvre, entre autres, à promouvoir la langue française, mais aussi à appuyer l’éducation et la recherche, et à développer la coopération entre tous ses pays membres. Cela a ensuite des répercussions importantes, notamment en matière économique.
La Semaine de la langue française et de la Francophonie 2025 se distingue également par son engagement envers les jeunes. L’initiative “J’aime à dire” offre aux jeunes de 14 à 30 ans un espace d’expression unique, qui leur permet de partager leurs réflexions et leurs créations, ce qui peut contribuer à renforcer leur lien avec la langue française.
Le français, une langue d’influence mondiale et un levier économique et commercial
Le français est l’une des langues les plus influentes au monde, avec une présence significative sur tous les continents. En effet, selon la Cité Internationale de la langue française basée au Château de Villers-Cotterêts, le français est la cinquième langue la plus parlée au monde avec plus de 300 millions de locuteurs répartis sur les cinq continents. D’ici 2050, il devrait même y avoir près de 715 millions de francophones, soit 8 % de la population mondiale. La langue française est également la quatrième langue la plus utilisée sur Internet, ce qui témoigne de son importance dans le domaine numérique. Par ailleurs, dans le monde, le français est la deuxième langue étrangère la plus apprise après l’anglais.
Le français occupe une place privilégiée au sein de nombreuses organisations internationales. Elle est l’une des six langues officielles de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et l’une des trois langues de travail de l’Union européenne. Cette présence institutionnelle renforce son statut et son utilisation dans les affaires diplomatiques et les relations internationales.
La langue française est également un pilier de la culture mondiale. Elle est la langue d’instruction pour 93 millions d’élèves et d’étudiants à travers le monde, ce qui témoigne de son rôle central dans le domaine éducatif. De plus, le français est la quatrième langue la plus utilisée sur Internet, ce qui souligne son importance dans le paysage numérique mondial. Cela est d’autant plus important qu’avec l’émergence très rapide des modèles d’intelligence artificielle, les données déjà présentes sur Internet sont utilisées. Avoir une partie de l’Internet mondial en français est un atout indéniable pour entraîner des intelligences artificielles en français (tel que Le Chat de Mistral AI par exemple).
Avec ces atouts, la francophonie sert également d’instrument de soft power pour les nations francophones, notamment la France. Elle permet de diffuser des valeurs culturelles, linguistiques et politiques à travers le monde, ce qui permet de renforcer l’influence des pays francophones sur la scène internationale. La musique par exemple permet à des artistes francophones d’avoir une large audience et ainsi porter leur art à un niveau plus important. Cela permet bien évidemment de créer des liens entre pays et entre citoyens, ce qui peut se prolonger ensuite de manière économique.
Au-delà de la culture et de l’éducation, le français joue un rôle clé dans l’économie mondiale. Le partage d’une langue commune favorise significativement les échanges commerciaux entre les nations. Selon certaines études, cette communauté linguistique stimule les flux commerciaux d’environ 33 %, ce qui permet de renforcer les relations économiques entre les pays francophones.
L’espace économique francophone représente une part assez importante de l’économie mondiale. En 2022, les pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) contribuaient à hauteur de 16 % du produit intérieur brut (PIB) mondial et étaient responsables de 20 % des échanges mondiaux de marchandises. Cette influence économique est renforcée par la richesse en ressources naturelles de ces nations, qui détiennent près de 15 % des réserves énergétiques et minières mondiales. Avoir la langue française en commun et s’unir autour permettent à tous ces pays d’être plus forts ensemble, et ainsi de peser davantage dans le monde.
Pour les entreprises, l’utilisation du français constitue un atout stratégique. À Montréal au Canada par exemple, faire affaire en français est perçu comme un vecteur de réussite pour les petites et moyennes entreprises (PME), puisque cela leur ouvre les portes d’un vaste marché francophone. De plus, la maîtrise du français facilite l’accès à des marchés diversifiés, notamment en Afrique, où la population francophone est en pleine expansion.
La francophonie économique ne se limite pas aux échanges commerciaux. Elle englobe également des initiatives qui visent à renforcer la coopération entre les pays membres. Des conférences et forums économiques, tels que ceux organisés par les Conseillers du Commerce Extérieur de la France à Monaco, explorent le rôle stratégique de la francophonie dans un monde en mutation, et mettent en lumière les opportunités qu’elle offre pour l’avenir.

La France et l’Économie Francophone
La France occupe une position centrale au sein de l’économie francophone. Cette dernière correspond à un ensemble de pays et de régions qui partagent l’usage du français et qui tissent des liens économiques étroits. Cette communauté linguistique s’étend sur plusieurs continents, en englobant des nations d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie, et représente un marché dynamique en constante évolution.
L’espace francophone constitue un ensemble économique significatif. En effet, comme vu précédemment, selon un rapport de l’OIF datant de 2022, l’espace économique francophone atteint 16 % du PIB mondial, 20 % des échanges mondiaux et représente près de 15 % des ressources énergétiques et minières dans le monde.
Les pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) affichent des taux de croissance variés, avec des économies émergentes en Afrique qui connaissent souvent des expansions notables. Cette diversité offre des opportunités d’investissement et de partenariats pour les entreprises françaises et internationales.
Au-delà du seul aspect culturel, une langue commune facilite les échanges commerciaux entre les pays francophones. La France entretient des relations commerciales privilégiées avec de nombreux pays de l’OIF, en exportant des biens et des services dans des secteurs tels que l’agroalimentaire, les technologies de l'information, les infrastructures et les énergies renouvelables. Ces échanges sont renforcés par des accords de coopération et des partenariats stratégiques.
La France est l’une des principales destinations des investissements directs étrangers au sein de l’espace francophone. Son attractivité repose sur une infrastructure développée, une main-d’œuvre qualifiée et une position géographique stratégique en Europe. Les entreprises francophones et internationales investissent dans divers secteurs de l’économie française, ce qui contribue à la création d’emplois et à l’innovation.
Pour la France, la francophonie constitue un atout stratégique. Le pays entretient des liens commerciaux privilégiés avec plusieurs nations francophones, en particulier en Afrique, où la population francophone devrait dépasser 700 millions d’habitants d’ici 2050. Cet essor démographique va créer de nouvelles opportunités pour les entreprises françaises, notamment dans des secteurs clés comme les infrastructures, l’énergie, l’industrie agroalimentaire et les services numériques. La présence d’une langue commune facilite les échanges économiques en réduisant les barrières linguistiques et en renforçant la confiance entre partenaires commerciaux.
Les institutions financières, telles que la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), jouent un rôle clé dans le financement de projets structurels au sein de l’espace francophone du continent. Elles soutiennent des initiatives dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, de l’éducation et de la santé, ce qui a pour but de renforcer le développement économique et social des pays membres.
L’économie francophone repose aussi sur des institutions qui favorisent la coopération économique. La Zone Franc, qui regroupe plusieurs pays d’Afrique utilisant le franc CFA, maintient des liens financiers solides avec la France à travers un mécanisme de garantie monétaire. De plus, des forums économiques comme le Sommet de la Francophonie permettent de renforcer les partenariats entre entreprises francophones et de promouvoir des investissements dans des secteurs d’avenir.
Le numérique joue également un rôle croissant dans l’économie francophone. Avec l’essor des nouvelles technologies et l’augmentation du taux de pénétration d’Internet en Afrique, la francophonie numérique devient un levier de croissance. La France soutient des initiatives qui visent à promouvoir les contenus en français sur le web, à développer des start-ups francophones et à renforcer la formation dans les métiers du digital.
Enfin, la francophonie économique est un outil de rayonnement pour la France dans le monde. En consolidant ses liens avec ses partenaires francophones, la France peut non seulement renforcer ses échanges commerciaux, mais aussi affirmer son influence face aux grandes puissances économiques comme les États-Unis et la Chine.
Malgré les opportunités, l’économie francophone fait face à des défis, tels que les disparités de développement, les obstacles commerciaux et les enjeux liés à la gouvernance et à la politique. La France, en collaboration avec les autres pays francophones, œuvre pour promouvoir une croissance partagée par tous, renforcer les capacités institutionnelles et encourager l’intégration régionale. Les initiatives qui visent à promouvoir l’entrepreneuriat, l’innovation et la formation professionnelle sont essentielles pour assurer une prospérité partagée au sein de la francophonie.
Mais le rôle souvent prépondérant de la France, et sa longue histoire, parfois tumultueuse, complique quelquefois les choses. Lors de cette Semaine de la langue française et de la francophonie 2025, trois pays d’Afrique de l’Ouest (le Niger, le Mali et le Burkina Faso) ont annoncé leur départ de l’OIF. Ils avaient déjà été suspendus à la suite de putschs qui ont amené des militaires au pouvoir, mais ils ont expliqué vouloir rompre avec, selon eux, un “ancien pouvoir colonial français qui ne respecte pas leur souveraineté”.
L’impact du français sur l’éducation et le marché du travail
La langue française joue un rôle central dans les domaines de l’éducation et de l’emploi au sein de l’espace francophone et au-delà. Sa maîtrise constitue un atout majeur pour les individus, et influence ensuite leur parcours éducatif et leurs perspectives professionnelles.
Dans de nombreux pays, le français est intégré aux programmes scolaires dès le plus jeune âge, et sert souvent de langue d’instruction ou de matière obligatoire. Cette présence renforce les compétences linguistiques des élèves et favorise leur ouverture culturelle. Cependant, des défis subsistent quant à l’adaptation de l’enseignement du français aux réalités locales. Par exemple, au Sénégal, les autorités ont récemment décidé de généraliser l’enseignement primaire en langues nationales pour surmonter les obstacles liés à l'apprentissage en français, considéré comme une langue étrangère pour de nombreux enfants. Le wolof est par exemple la langue la plus comprise dans le pays, avec plus de 85 %, le français arrivant derrière avec seulement 37 %.
La maîtrise du français est aussi souvent perçue comme un avantage sur le marché du travail. Dans certains contextes, elle est même essentielle pour accéder à des postes spécifiques. Par exemple, une étude Ipsos de 2022 révèle que lors du recrutement en France, 80 % des employeurs estiment rédhibitoires les difficultés à s’exprimer à l’oral, et 73 % des employeurs jugent rédhibitoires les difficultés à l’écrit.
Dans l’espace francophone, la connaissance du français peut ouvrir des opportunités professionnelles à l’international, notamment dans les pays francophones ou au sein d’entreprises qui ont des relations avec des marchés francophones. Parler le français est ainsi considéré comme une valeur ajoutée pour progresser dans sa carrière, puisque cela offre notamment une perspective plus large et bénéfique pour le commerce et la recherche.
Malgré ses avantages, l’enseignement et l’utilisation du français font face à des défis. Aux Pays-Bas, par exemple, l’enseignement du français est en déclin, ce qui peut menacer les liens culturels et la compétitivité internationale du pays. Certains pays d’Afrique se détournent aussi du français, au profit de l’anglais, jugé plus essentiel, dans la mesure où c’est actuellement la langue de la diplomatie et du commerce international. Cette situation souligne la nécessité de promouvoir l'apprentissage du français pour maintenir sa pertinence sur le marché du travail mondial, et d’une manière plus globale, pour maintenir sa place dans le monde.
Quelle stratégie pour renforcer le poids économique du français et celui de la francophonie ?
Renforcer le poids économique du français et de la francophonie nécessite une approche stratégique multidimensionnelle, en s’appuyant sur des initiatives partagées et sur des politiques ciblées. Afin d’y parvenir, plusieurs axes peuvent être envisagés.
L’une des premières choses serait de promouvoir l’éducation en français, et cela, dès le plus jeune âge. Cela nécessite de porter une attention particulière à la qualité de l’enseignement et à l’adaptation des programmes aux contextes locaux. Les jeunes sont l’avenir donc pour préserver le français dans le futur, cela semble primordial de leur accorder une attention toute particulière.
Des initiatives comme l’introduction de l’enseignement dans les langues nationales, suivie d’une transition vers le français, peuvent faciliter l’apprentissage et améliorer les compétences linguistiques des élèves. Parallèlement, le développement de formations professionnelles en français adaptées aux besoins du marché du travail peut permettre d’accroître l’employabilité des jeunes francophones.
Ensuite, cela pourrait passer par l’encouragement de l’entrepreneuriat et de l’innovation dans l’espace francophone afin de dynamiser les économies. Des réseaux tels que le Réseau francophone de l’innovation (FINNOV) et l’Alliance des patronats francophones jouent un rôle clé en facilitant les échanges et les partenariats entre entrepreneurs. Le renforcement de ces réseaux et la création de plateformes dédiées peuvent stimuler la création d’entreprises innovantes et renforcer les liens économiques entre les pays francophones.
La transformation numérique peut aussi être un levier essentiel pour le développement économique. La Stratégie de la Francophonie numérique 2022-2026 vise à accélérer cette transformation au service des populations, notamment des jeunes et des femmes, et à créer une sphère d’influence pour la langue française. Investir dans les infrastructures numériques et promouvoir l’accès à Internet dans les zones rurales et urbaines permettront de réduire la fracture numérique et de favoriser l’essor d’une économie numérique francophone. Cela est d’autant plus important que l’intelligence artificielle s’entraîne sur une grande quantité de données, donc autant qu’elles soient en français.
La coopération économique entre les pays francophones peut également être renforcée par des accords commerciaux pour favoriser les échanges intra-francophones. La Stratégie économique pour la Francophonie 2020-2025 met en avant la promotion d’une économie centrée sur la personne et le renforcement de l’espace économique francophone. Des initiatives telles que la création de zones économiques spéciales ou de clusters industriels peuvent attirer les investissements et stimuler la croissance économique dans l’espace francophone, y compris en France.
La richesse culturelle des pays francophones est un atout majeur pour le développement économique. La promotion du tourisme culturel, la mise en valeur du patrimoine et l’organisation d’événements internationaux en français peuvent attirer des visiteurs et générer des revenus substantiels. Par ailleurs, la diffusion de la culture francophone à travers les arts, la littérature et les médias renforce l’attractivité de la langue française sur la scène internationale. Un événement tel que la Fête de la Musique, impulsé par la France au début des années 1980, s’est ensuite répandu dans le monde entier. La plus grande partie du monde la célèbre, certains pays ayant même décidé de garder le nom français.
Face aux défis mondiaux, il semble essentiel pour les pays francophones de conserver leurs liens et de renforcer leur souveraineté économique. Cela passe par le soutien aux entreprises locales, la réduction de la dépendance vis-à-vis des acteurs étrangers et la promotion de politiques industrielles ambitieuses. Des initiatives qui visent à évaluer et à renforcer la souveraineté économique, comme le palmarès de la souveraineté économique, peuvent guider les décisions stratégiques et encourager les comportements favorables à l’indépendance économique.
Au-delà des plans et des initiatives, il y a bien sûr une dimension politique. Il semble par exemple essentiel d’apaiser certaines relations encore conflictuelles entre la France et certains pays africains qui ont été ses colonies. Le terme de “Françafrique” est très connu, mais généralement connoté péjorativement pour désigner une relation, qualifiée de néo-coloniale par ses détracteurs, entre la France et ses anciennes colonies en Afrique subsaharienne sur les plans économiques, monétaires, diplomatiques ou militaires.
Encore aujourd’hui, la langue française est très assimilée à la France. Pour maintenir son rôle dans le monde, voire même pour l’accroître, il faudrait donc donner envie aux populations partiellement ou totalement francophones de la conserver, de l’utiliser et de la défendre. Certains pays, notamment africains, font le balancier entre le français et l’anglais, alternant en fonction des situations locales, politiques, géopolitiques ou mondiales. Le continent africain est déjà celui où il y a le plus de locuteurs francophones, devant le continent européen, situation qui va s’accroître encore davantage avec le temps.
Selon l’Observatoire démographique et statistique de l’espace francophone (ODSEF) de Laval, au Canada, en 2050, plus de 70 % des francophones seront africains et l’Afrique comptera plus de 90 % des jeunes francophones de 15-29 ans. L’avenir de la langue française va donc passer en grande partie par l’Afrique, d’où la nécessité de la prendre en considération.