Les différentes fonctions de la monnaie

 

Les différentes fonctions de la monnaie
Les différentes fonctions de la monnaie

 

Depuis que les civilisations humaines existent, la monnaie s’est imposée au fil du temps comme un pilier fondamental des échanges économiques. Elle a évolué au cours des siècles, passant des simples objets de troc à des formes plus sophistiquées telles que les pièces, les billets, et aujourd’hui les monnaies numériques. La monnaie est bien plus qu’un simple moyen de paiement. En effet, elle remplit plusieurs fonctions essentielles qui permettent de structurer et de faciliter la vie économique.

En travaillant sur l’histoire de la monnaie, les économistes ont constaté que celle-ci était apparue pour répondre au besoin de simplifier les transactions entre les individus. Effectivement, avant son invention, c’est le troc qui était massivement utilisé, c’est-à-dire les échanges de biens ou de services contre d’autres biens ou services. Néanmoins, il présentait de nombreuses limites et contraintes, et notamment la nécessité de trouver deux personnes ayant des besoins réciproques à combler, et cela, au même moment. La monnaie a permis de résoudre ce problème, mais a également ouvert et facilité l’instauration d’une nouvelle ère d’échanges économiques complexes. Les individus, et les sociétés humaines d’une manière globale, ont alors pu mesurer la valeur des biens et des services, préserver leur valeur dans le temps et faciliter leur circulation.

L’échange monétaire, c’est-à-dire basé sur la monnaie, s’est progressivement substitué au troc, parce que la monnaie est un bien qui peut s’échanger contre tous les autres biens ou services, mais également parce qu’elle est divisible et reconnue et acceptée par tous.

La monnaie possède trois fonctions essentielles qui lui donnent son statut dans la société et dans la vie économique. Elle sert d’unité de compte, c’est-à-dire qu’elle est utilisée comme un instrument de mesure de la valeur des biens, ce qui revient à dire que la monnaie est un étalon. Elle sert d’instrument d’échange, c’est-à-dire qu’elle est reconnue et acceptée par tous et devient donc le seul instrument d’échange, c’est cela qui indique que nous sommes dans une économie monétaire. Enfin, elle sert de réserve de valeur, c’est-à-dire que pour pouvoir jouer son rôle d’échange, la monnaie doit conserver sa valeur dans le temps, du moins sur une courte période. Lorsqu’il y a de l’inflation, la monnaie perd de la valeur.

Par ailleurs, c’est un actif liquide, c’est-à-dire qu’elle est immédiatement disponible pour le règlement des transactions.

L’objectif de cet article est d’explorer en détail les principales fonctions de la monnaie, à savoir son rôle d’unité de compte, d’instrument d’échange et de réserve de valeur. Ces fonctions, bien que distinctes, sont interdépendantes et forment le socle sur lequel repose la stabilité économique. L’une des caractéristiques les plus importantes de la monnaie est également sa liquidité.

Comprendre ces différentes fonctions est essentiel pour comprendre comment le système financier et monétaire fonctionne et surtout son impact sur notre quotidien. Cela est d’autant plus nécessaire qu’avec Internet, de nouvelles formes de monnaie sont apparues, telles que les monnaies électroniques et numériques et les cryptomonnaies. Ces nouvelles formes de monnaie, qui suscitent fascination ou défiance, prennent de plus en plus d’importance dans certains secteurs ou sont de plus en plus utilisées à des fins spéculatives.

Afin de tout comprendre à cet article ou si vous l’avez manqué, je vous recommande d’aller lire le précédent intitulé : La nécessité de l’échange économique.

 

De l’économie de troc à l’économie monétaire

L’histoire des échanges économiques commence bien avant l’invention de la monnaie. Durant des centaines d’années, les sociétés humaines ont fonctionné sur un système basé sur le troc, dans lequel les individus échangeaient directement des biens et des services contre d’autres biens et services. Le troc était alors la forme la plus primitive d’économie, mais il comportait de nombreuses limites et contraintes, et notamment la nécessité d’une « double coïncidence des besoins ». En effet, pour qu’un échange ait lieu, il fallait que deux individus possèdent chacun un bien ou un service dont l’autre avait besoin, et cela, au même moment et en quantités égales. Ce système pouvait à la rigueur être adapté aux petites communautés, mais était presque impossible dans des sociétés plus complexes.

C’est dans ce contexte que la nécessité d’un outil plus flexible et universel s’est fait sentir, et c’est la monnaie qui a joué ce rôle. Elle a été inventée pour surmonter les obstacles posés par le troc et pour faciliter les échanges. Avec sa fonction d’intermédiaire d’échange, elle a permis de rompre le lien direct entre l’offre et la demande. Désormais, un individu peut vendre un bien ou un service contre de la monnaie. Il pourra alors conserver cette dernière et l’utiliser plus tard pour acheter autre chose auprès d’un autre acteur économique. La monnaie élimine donc la contrainte de la « coïncidence des besoins », et permet aux échanges de se dérouler de manière plus fluide et plus efficace.

Les métaux précieux, tels que l’or et l’argent, grâce à leurs qualités physiques (notamment leur durabilité, leur malléabilité et leur reconnaissance dans le monde) ont naturellement été choisis par les sociétés pour être utilisés comme monnaie.

Cependant, le passage à une économie monétaire n’a pas été immédiat, ni uniforme, il s’est fait progressivement. De plus, dans certaines régions reculées ou lors des périodes de crise, le troc a continué à exister, notamment lorsque la monnaie perdait de sa valeur à cause de l’inflation ou d’un effondrement économique. Même si la monnaie apporte une grande flexibilité aux échanges économiques, elle dépend aussi de la stabilité politique et économique, et donc de la confiance que les agents économiques lui confèrent pour remplir pleinement son rôle.

De manière fondamentale, la monnaie est un instrument d’échange. Cela signifie que la détenir pour elle-même ne représente pas beaucoup d’utilité. Elle acquiert de la valeur seulement grâce à sa capacité à s’échanger contre tous les biens et tous les services disponibles à la vente au sein d’une économie

Afin de montrer l'intérêt de la monnaie, et de justifier son utilisation, certains économistes ont imaginé une économie basée sur les échanges, mais sans la présence de monnaie. Il s’agit en fait de l’île de Robinson Crusoé, sur laquelle c’est le troc qui est utilisé. Ce modèle permet de mettre en évidence la faible quantité d’échanges qui sont possibles sur l’île. En effet, ces échanges doivent se faire de manière simultanée et en plus, les marchandises échangées doivent également être utiles aux deux individus concernés (en l’occurrence à Robinson et à Vendredi dans cet exemple).

L’apparition de la monnaie est alors considérée comme un progrès par rapport à l’économie basée sur le troc, beaucoup plus rudimentaire. La monnaie est une marchandise spéciale qui a la particularité d’être échangeable contre toutes les autres.

 

La monnaie comme unité de compte

L’une des fonctions essentielles de la monnaie est de servir d’unité de compte, c’est-à-dire d’être un instrument qui permet de mesurer et de comparer la valeur des biens et des services. Cette fonction est fondamentale pour structurer les échanges économiques et donner une base commune pour fixer les prix, établir des contrats, et comptabiliser les transactions. Grâce à l’unité de compte, les agents économiques peuvent exprimer la valeur d’objets, et d’une manière générale de biens et de services très différents en une seule et même unité, ce qui rend les comparaisons et les décisions économiques plus simples et plus rationnelles. Cela est vrai autant pour les consommateurs, que pour les autres agents économiques comme les entreprises.

Avant l’instauration de la monnaie, le système du troc obligeait les individus à évaluer la valeur des biens au cas par cas. Forcément, il était souvent difficile de définir un “prix » précis, dans la mesure où les objets échangés avaient des caractéristiques très différentes (par exemple, échanger des céréales contre des outils). Ce manque de mesure commune compliquait les transactions, car les parties à l’échange devaient constamment ajuster leurs évaluations selon les biens échangés. De plus, cette évaluation fluctuait en fonction des contextes, des saisons, ou des besoins immédiats des individus. La monnaie a apporté une solution en introduisant une unité de mesure standardisée, ce qui a permis de définir des valeurs précises pour tous les biens et services.

La monnaie a donc permis d’établir des prix, c’est-à-dire de donner une valeur chiffrée à chaque bien ou service disponible sur le marché. Ce rôle est indispensable pour permettre les échanges dans une économie, d’autant plus si elle est complexe et interconnectée comme cela est le cas aujourd’hui. Par exemple, dans une économie moderne, des biens aussi variés qu’un ordinateur, une paire de chaussures ou une maison peuvent tous être exprimés en une même unité de compte, peu importe qu’il s’agisse d’euros, de dollars, ou d’une autre devise. Cela rend les échanges clairs et compréhensibles pour tous les acteurs économiques, qu’ils soient producteurs, commerçants, consommateurs ou investisseurs.

L’unité de compte permet également de comparer la valeur des biens et des services entre eux. Cela facilite non seulement les décisions d’achat ou d’investissement, mais aussi la gestion économique à grande échelle. Une entreprise peut ainsi calculer ses coûts, évaluer ses recettes et déterminer si elle réalise un profit ou une perte, tout cela grâce à l’utilisation d’une même monnaie. De plus, l’État, quant à lui, peut fixer des impôts, calculer son budget et gérer ses finances publiques grâce à cette fonction de la monnaie.

Cependant, la fonction d’unité de compte de la monnaie n’est pleinement efficace que si la monnaie elle-même conserve une valeur stable. L’inflation, par exemple, peut réduire la capacité de la monnaie à remplir cette fonction, en modifiant constamment les prix et en rendant les comparaisons moins fiables.

 

La monnaie comme instrument d’échange

Avant l’apparition de la monnaie, les sociétés humaines utilisaient le troc pour échanger les biens et les services. Ce système reposait sur l’échange direct, c’est-à-dire qu’une personne proposait un bien ou un service en échange d’un autre. Bien que pratique dans de petites communautés, le troc présentait aussi beaucoup de limites, notamment en ce qui concerne la « double coïncidence des besoins ». Pour qu’un échange ait lieu, il fallait que deux personnes possèdent chacune quelque chose dont l’autre avait besoin, dans les mêmes proportions et au même moment.

C’est pour combler ces limitations que la monnaie s’est progressivement imposée. Elle a apporté une solution en tant qu’intermédiaire universel, facilitateur des échanges. En effet, avec la monnaie, il n’est plus nécessaire de chercher une personne qui a les mêmes besoins que soi au même moment. Un individu peut vendre un bien ou un service contre de la monnaie, puis utiliser cette monnaie pour acheter autre chose, même auprès d’un agent économique totalement différent. La monnaie permet d’éliminer ainsi la contrainte de la coïncidence des besoins et apporte une grande fluidité dans les transactions.

La monnaie est donc considérée comme un bien qui peut être directement échangé contre tous les autres biens. Cela signifie que c’est un instrument de paiement qui permet d’acquérir n’importe quel bien ou service, et cela comprend le travail humain. Cela revient à dire qu’elle est un “équivalent général”. En effet, ce qualificatif permet d’illustrer le fait que la monnaie est un instrument qui est admis partout, par tout le monde et en toutes circonstances. De plus, son simple transfert permet d’éteindre définitivement les dettes. 

Dans le cas d’un boulanger par exemple, il vend son pain à différents clients en échange de monnaie. Il peut ensuite utiliser cette monnaie pour acheter des matières premières, des biens de consommation ou tout autre produit, et payer ses crédits, et cela, sans dépendre directement des besoins de ses acheteurs. La monnaie permet donc aux échanges de se dérouler plus efficacement et facilement. Au lieu de produire tous les biens dont il a besoin, chaque agent économique peut se concentrer sur ce qu’il sait faire de mieux et échanger le fruit de son travail contre d’autres biens ou services via la monnaie.

Dans la mesure où, actuellement, les produits ne s’échangent pas contre des produits, mais contre de la monnaie, qui à son tour peut être échangée contre des produits, cela signifie que nous nous trouvons dans une économie monétaire.

Pour que cette situation soit possible et viable, cela nécessite bien entendu un consensus social et la croyance que chaque individu peut obtenir à tout moment n’importe quel bien en échange de la monnaie qu’il possède.

 

La monnaie comme réserve de valeur

Les individus n’accepteront d’échanger ce qu’ils possèdent contre de la monnaie uniquement s’ils pensent qu’ils pourront échanger plus tard la monnaie en question contre les biens et les services qu’ils souhaitent acquérir. Par conséquent, pour que la monnaie soit en capacité de jouer son rôle d’instrument d’échange, elle doit conserver sa valeur, au moins sur une courte période. Ce principe est connu sous le nom de fonction de réserve de valeur de la monnaie.

Le fait que la monnaie serve de réserve de valeur revient à transférer du pouvoir d’achat dans le temps, ce qui offre aux individus, mais également aux entreprises et aux États la possibilité d’épargner ou de conserver de la richesse pour l’utiliser ultérieurement. En tant que réserve de valeur, la monnaie assure une continuité économique, ce qui permet à chaque agent économique de différer ses achats ou ses investissements, tout en étant certain de la valeur qu’elle conserve.

Avant que la monnaie ne soit apparue et généralisée, les sociétés cherchaient à préserver la valeur à travers des biens tangibles comme les terres, les métaux précieux (tels que l’or ou l’argent), ou encore les animaux. Ces biens servaient de réserve de valeur, mais avec des contraintes. En effet, ils étaient souvent difficiles à transporter, à diviser, ou à protéger. L’apparition de la monnaie a offert une solution bien plus souple et pratique, dans la mesure où elle a permis de stocker de la richesse sous une forme compacte et portable. Cela a nettement facilité l’accumulation et la transmission de richesse.

Pour que la monnaie remplisse efficacement cette fonction, elle doit être relativement stable. Cela implique que sa valeur ne doit pas fluctuer de manière excessive dans le temps. Si la monnaie perd trop rapidement de sa valeur (comme dans les cas de fortes inflations), elle devient une réserve de valeur inefficace, car les individus et les entreprises risquent de perdre une partie significative de leur pouvoir d’achat. Dans les économies stables, la monnaie est censée garder un pouvoir d’achat constant, ou du moins prévisible, afin de garantir qu’elle puisse être conservée et utilisée à des fins futures sans une perte significative de sa valeur

La stabilité d’une monnaie vient en grande partie de la confiance que les agents économiques ont en elle, et cela dépend beaucoup des décisions de l’État ou des organismes compétents (comme la Banque Centrale par exemple, ou encore les institutions financières). La monnaie possède sa valeur parce que l’État la désigne comme monnaie légale, mais également parce que les individus sont prêts à l’accepter en échange de biens et de services, aujourd’hui ou plus tard.

 

La monnaie, un actif liquide

La liquidité est une caractéristique essentielle de la monnaie, qui la distingue de nombreux autres actifs économiques. Un actif est considéré comme liquide lorsqu’il peut être facilement et rapidement converti en un autre bien ou service, sans perte significative de valeur. Dans ce contexte, la monnaie est considérée comme l’actif le plus liquide, car elle est immédiatement disponible pour effectuer des transactions. Elle est aussi considérée comme un actif sans risque, dans la mesure où sa valeur nominale est relativement stable dans le temps. Contrairement à d’autres types d’actifs, tels que l’immobilier, les actions ou les obligations, la monnaie n’a pas besoin d’être vendue ou échangée pour être utilisée. Elle est instantanément prête à remplir sa fonction d’instrument d’échange.

Cette liquidité de la monnaie lui confère une grande souplesse dans les échanges économiques. Par exemple, lorsqu’un individu détient de la monnaie, il peut l’utiliser à tout moment pour acheter des biens ou des services, que ce soit pour des besoins immédiats (nourriture, vêtements) ou pour des investissements plus importants (voiture, logement). Il n’y a pas de délai, ni de processus intermédiaire complexe nécessaire pour que la monnaie puisse être utilisée. Elle est acceptée partout et à tout moment, ce qui lui donne un avantage considérable sur d’autres formes d’actifs qui peuvent nécessiter du temps et des frais pour être convertis en monnaie, sachant en plus que leurs valeurs peuvent varier.

Par ailleurs, la liquidité de la monnaie dépend aussi de la confiance dans le système monétaire. Si les individus ou les entreprises commencent à douter de la valeur d’une monnaie, comme cela peut arriver en période d’hyperinflation ou lors de crises économiques, la liquidité de cette monnaie peut diminuer. Par exemple, dans des économies où la monnaie nationale est instable, les agents économiques peuvent préférer conserver des devises étrangères plus stables (comme le dollar américain) ou des actifs physiques, comme l’or, pour préserver leur pouvoir d’achat.

 

De nouvelles formes de monnaie

L’évolution des échanges économiques et des technologies a engendré l’apparition de nouvelles formes de monnaie, qui transforment progressivement le paysage monétaire mondial. Alors que la monnaie traditionnelle, composée de pièces, de billets et de comptes bancaires domine encore l’économie, des innovations récentes tentent de remettre en question ce modèle établi

Les monnaies électroniques, les cryptomonnaies et les monnaies locales font partie des formes émergentes qui répondent aux nouveaux besoins et défis de l’économie moderne. Ces nouvelles monnaies redéfinissent la manière dont les individus et les entreprises échangent, stockent et transfèrent de la valeur.

Avec la numérisation croissante des économies, les monnaies électroniques sont devenues omniprésentes. Ces monnaies représentent des formes dématérialisées d’argent, utilisées dans des transactions en ligne ou via des cartes bancaires, sans échange physique de billets ou de pièces. Les paiements par carte, les virements bancaires ou encore les plateformes de paiement comme PayPal, Apple Pay, ou WeChat Pay sont des exemples concrets de la montée des monnaies électroniques. Ces formes de monnaie offrent de nombreux avantages en matière de commodité et de rapidité.

Parallèlement, plusieurs banques centrales dans le monde travaillent sur la mise en place de monnaies numériques de banque centrale (MNBC). Ces monnaies numériques, émises et contrôlées par les gouvernements, auraient pour objectif de rendre les transactions numériques plus sûres et plus accessibles, tout en offrant aux citoyens un moyen de paiement numérique fiable et garanti par l’État.

L’un des développements les plus marquants des dernières décennies dans le domaine monétaire est l’apparition des cryptomonnaies, des monnaies entièrement numériques, décentralisées et basées sur la technologie de la blockchain. La première et la plus célèbre de ces cryptomonnaies est le Bitcoin, lancé en 2009. Depuis, des centaines d’autres cryptomonnaies, comme l’Ethereum, le Litecoin ou le Ripple, ont vu le jour. Les cryptomonnaies ne sont pas émises par une banque centrale ou un gouvernement, mais sont créées et gérées par des réseaux informatiques distribués, ce qui élimine les intermédiaires comme les banques.

Cependant, les cryptomonnaies sont très volatiles, ce qui rend difficile leur adoption en tant que moyen de paiement stable. De plus, l’anonymat relatif des transactions en cryptomonnaies suscite des préoccupations concernant leur utilisation à des fins illégales, comme dans le cas du blanchiment d’argent ou du financement du terrorisme.

Une autre forme émergente de monnaie concerne les monnaies locales ou complémentaires. Ces monnaies sont généralement créées et utilisées dans des communautés spécifiques dans le but de stimuler l’économie locale, de renforcer les liens sociaux ou de soutenir des initiatives écologiques ou solidaires. Contrairement aux monnaies nationales, les monnaies locales sont souvent utilisées dans des espaces géographiques limités et ne sont pas destinées à remplacer la monnaie officielle, mais à fonctionner en parallèle.

La montée en puissance de ces nouvelles formes de monnaie, qu’il s’agisse des monnaies électroniques, des cryptomonnaies ou des monnaies locales, reflète une diversification croissante du système monétaire mondial. Cette diversification est le résultat d’un ensemble de facteurs, notamment l’évolution technologique, la recherche d’une plus grande inclusion financière, et la perte de confiance dans certaines monnaies nationales. Les innovations monétaires permettent d’offrir aux consommateurs, entreprises et gouvernements un éventail plus large d’options pour gérer leur richesse, réaliser des transactions et planifier l’avenir.

Cependant, cette transformation pose aussi des questions complexes. Les régulateurs du monde entier s’interrogent sur la manière de superviser ces nouvelles formes de monnaie et de protéger les consommateurs contre les risques associés, notamment en ce qui concerne la fraude, le blanchiment d’argent et la stabilité financière.

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