
Le secteur bancaire et financier est souvent perçu comme un monde de requins, c’est-à-dire impitoyable, où les profits priment sur les intérêts des clients. L’expression connue et souvent utilisée “un monde de requins” représente bien, dans l’imaginaire collectif, cet univers où règnent des logiques commerciales parfois opaques et où les particuliers peuvent se sentir démunis face à des institutions puissantes. En ce jour de 1er avril 2025 et à défaut de véritable poisson d’avril, j’avais quand même envie de faire référence à ce thème, d’où ce sujet, le requin étant un gros poisson qui mange les plus petits que lui.
Malgré leur réputation de requins, les banques et les organismes financiers jouent un rôle fondamental dans l’économie et dans la gestion des finances personnelles. À l’heure où la confiance envers ces acteurs semble assez faible, il est essentiel de mieux comprendre leur place et leur fonctionnement.
Le secteur bancaire assure avant tout une mission clé, à savoir celle d’intermédiaire financier. Il permet aux particuliers et aux entreprises d’accéder aux services indispensables du quotidien, tels que la gestion des comptes, les paiements, l’épargne ou encore le crédit. Mais au-delà de ces aspects pratiques, il constitue aussi un pilier de l’économie, en assurant le financement des projets et en garantissant la circulation de l’argent. Il reçoit donc de l’argent d’un côté et le redistribue à ceux qui en ont besoin d’un autre côté. Le secteur bancaire est encadré strictement par la législation. Ce rôle essentiel peut parfois sembler abstrait et ne suffit pas à dissiper les critiques à son égard.
Effectivement, les banques, et les banquiers d’une manière générale, souffrent d’une perception négative ancrée depuis des années, qui oscille entre celles de requin et de privilégié. Les frais bancaires jugés excessifs, les pratiques commerciales agressives et les scandales financiers au fil des années ont contribué à nourrir une méfiance persistante. Selon un sondage YouGov pour MoneyVox paru en 2021, mais dont les enseignements sont toujours très actuels, près de la moitié des Français estime que leur conseiller bancaire privilégie avant tout les intérêts de son établissement, plutôt que le leur.
Entre l’image négative qu’elles renvoient et le rôle indispensable qu’elles ont, la confiance dans les banques est-elle encore possible ? Entre les réglementations régulièrement renforcées, la protection des dépôts et l’évolution des pratiques, des garanties existent pour sécuriser les épargnants et les emprunteurs. Cependant, la digitalisation et l’évolution du modèle bancaire posent aussi de nouveaux défis, notamment sur la proximité avec les clients et la transparence des services.
Dans cet univers complexe, les particuliers plus spécifiquement peuvent avoir du mal à s’y retrouver. Face aux nombreuses offres et propositions disponibles, il est essentiel de savoir comparer les établissements, comprendre les frais et utiliser intelligemment les outils numériques mis à disposition. Une bonne gestion de ses finances et une vigilance accrue permettent notamment d’optimiser sa relation bancaire et d’éviter certains écueils.
La situation et le rôle du secteur bancaire et financier
Le secteur bancaire et financier occupe une place essentielle dans l’économie française et d’une manière plus globale, dans l’économie mondiale. Il garantit la fluidité des transactions, le financement des projets et la sécurisation de l’épargne. Il regroupe de nombreuses institutions, qui vont des grandes banques traditionnelles connues de tous, aux établissements spécialisés, qui permettent aux particuliers et aux entreprises d’accéder à des services financiers indispensables.
En 2023, selon l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), adossée à la Banque de France, le marché français de la banque comptait 779 entités agréées et son total de bilan s’élevait à 9 289 milliards d’euros, soit environ 331 % du PIB (Produit Intérieur Brut) du pays. Le système bancaire français, en total de bilan, est, devant l’Allemagne et l’Italie, le plus important du mécanisme de surveillance unique, qui est chargé de surveiller le secteur bancaire européen.
Le secteur bancaire français est dominé par 6 grands groupes, qui représentent 92 % de l’actif des banques françaises, à savoir la BNP Paribas, la Société Générale, le Groupe BPCE, le Groupe Crédit Agricole, le Groupe Crédit Mutuel et La Banque Postale.
Tous ces groupes ne se ressemblent pas, puisque deux groupes, la Société Générale et BNP Paribas sont des banques commerciales, et trois groupes sont issus du monde mutualiste, à savoir le Crédit Agricole, la BPCE et le Groupe Crédit Mutuel. Enfin, La Banque Postale, quant à elle, est une banque publique.
À l’exception de la Banque Postale, qui est exclusivement une banque de détail (c’est-à-dire qui collecte les fonds des particuliers et leur proposent une large palette de services), ces groupes sont des banques universelles (ou multi spécialisées), modèle donc largement prédominant dans le système bancaire français. Cela signifie qu’il s’agit d’ensembles financiers qui regroupent directement, ou par des filiales, les différents métiers des banques de détail, de financement et d’investissement, ainsi que de gestion d’actifs.
Ces banques ont également une forte présence à l’étranger par des filiales, des succursales ou par des partenariats. Cela leur permet de renforcer leurs propres positions et de mieux accompagner leurs clientèles, notamment les entreprises, dans le contexte du marché unique européen, du développement bancaire et financier des pays émergents, et de la globalisation financière.
Malgré un contexte parfois marqué par des secousses (telles que la hausse des taux d’intérêt, les incertitudes économiques ou les soubresauts géopolitiques), le secteur est globalement solide.
Les banques ont un rôle majeur dans la gestion de l’épargne et l’accès au crédit. Elles permettent aux ménages de déposer leur argent en toute sécurité et de le faire fructifier grâce à des produits financiers adaptés. En parallèle, cet argent leur permet de financer les projets immobiliers, les investissements, les achats de véhicules et la consommation en général, ce qui contribue au dynamisme économique du pays.
Le crédit reste un moteur fondamental de l’investissement et de la croissance, puisqu’il soutient les particuliers dans leurs projets de vie et les entreprises dans leur développement. En facilitant ces flux financiers, les banques assurent également la stabilité monétaire et économique, ce qui leur confère une responsabilité majeure dans le bon fonctionnement de l’ensemble du système. Au-delà de ces missions essentielles, le secteur bancaire et financier intervient aussi dans la gestion des moyens de paiement, un aspect souvent sous-estimé, mais fondamental du quotidien.
Pourquoi les banquiers et le secteur financier sont-ils mal perçus ?
La perception négative des banquiers et du secteur financier par une partie des Français trouve ses racines dans plusieurs facteurs, autant historiques, que structurels et comportementaux.
Historiquement, les crises financières ont érodé la confiance du public envers les institutions bancaires. Les scandales liés à des pratiques spéculatives ou à des prises de risques excessives ont renforcé l’image d’un secteur parfois déconnecté des réalités économiques des citoyens. Ces événements ont laissé des traces dans l’opinion publique, ce qui a alimenté la méfiance envers les acteurs financiers.
Structurellement, le modèle de la banque universelle, dominant en France, regroupe sous une même enseigne les activités de banque de détail et celles de banque d’investissement. Cette fusion des rôles peut brouiller la compréhension des clients, qui associent parfois leur conseiller personnel aux pratiques controversées des traders ou des financiers qui opèrent sur les marchés internationaux. Cette confusion contribue à une perception négative, où le conseiller bancaire local est injustement assimilé aux acteurs de la haute finance.
D’un point de vue comportemental, la relation entre les clients et leurs conseillers bancaires est souvent marquée par des incompréhensions. Selon le sondage réalisé par YouGov pour MoneyVox en juin 2021, près de 50 % des clients estiment que leur banquier privilégie ses propres intérêts avant les leurs, et près de 40 % ne considèrent pas leur conseiller comme un véritable partenaire pour leurs projets. De plus, 26 % des sondés perçoivent leur banquier comme un « requin », et même 36 % le considèrent comme un privilégié. Ces chiffres illustrent un certain désamour entre les Français et leurs banquiers.
Les pratiques commerciales des banques, notamment en matière de frais bancaires, sont également source de mécontentement. Les clients jugent souvent ces frais excessifs et parfois injustifiés, surtout lorsqu’ils résultent d’incidents bancaires. La complexité des offres et le manque de transparence perçue dans la communication des tarifs renforcent ce sentiment de défiance.
La rémunération des conseillers bancaires, quant à elle, est également méconnue et souvent source de fantasme. Selon le sondage YouGov, la rémunération est souvent modeste en début de carrière, avec environ 1700 euros nets par mois, hors primes, pour un BAC+3. En retirant l’Ile-de-France, où les salaires sont plus élevés, ce montant se rapproche plutôt des 1300 euros nets. En fin de carrière, cela tourne autour de 2500 euros nets par mois.
Les avantages annexes, tels que l’intéressement ou la participation, qui peuvent parfois représenter 3 ou 4 mois de salaire, peuvent renvoyer l’image d’un statut privilégié pour une partie des Français (36 % d’entre eux).
Cependant, les Français ont aussi conscience que leur banquier n’a pas forcément un pouvoir de décision important. En effet, toujours selon le sondage YouGov, presque 60 % des Français voient leur conseiller bancaire comme un simple exécutant. Cela a probablement un impact puisque plus de 75 % des Français estiment que leur relation avec leur conseiller est neutre (pour plus de la moitié), ou même apaisée (pour un quart).

La réalité du secteur bancaire : service essentiel ou pratiques abusives ?
Le secteur bancaire occupe une place centrale dans la vie quotidienne des Français, puisqu’il offre des services indispensables comme la gestion des comptes, l’accès au crédit et les moyens de paiement. Sans banques, il serait impossible d’acheter un logement à crédit, de percevoir son salaire ou même tout simplement de régler ses achats en toute sécurité. Aller faire ses courses et payer avec une carte bancaire ou un chèque ne serait par exemple pas possible. Cette omniprésence, dans tous les aspects de notre vie, en fait un pilier de l’économie et un acteur essentiel pour le bon fonctionnement de la société. Pourtant, cette nécessité ne l’empêche pas d’être régulièrement critiqué pour ses pratiques commerciales et tarifaires, souvent perçues comme abusives par une partie des personnes.
Les banques se justifient en mettant en avant la complexité et les coûts liés à leur activité. Gérer l’argent de millions de clients, assurer la sécurité des transactions et se conformer aux nombreuses régulations financières, autant françaises qu’européennes, nécessitent des investissements importants, notamment dans les infrastructures numériques et la cybersécurité. De plus, la nécessité de garantir la stabilité du système financier les conduit à des exigences accrues en matière de rentabilité et de gestion des risques. Ce contexte explique en partie pourquoi certains services bancaires sont facturés et pourquoi les taux d’intérêt sur les crédits ou les découverts peuvent sembler élevés.
Cependant, les critiques envers le secteur bancaire ne sont pas sans fondements. La complexité de la gestion de leur argent, l’opacité de certains frais bancaires, les hausses régulières de tarifs ou encore les refus de crédit jugés arbitraires alimentent la frustration des clients. Selon le sondage YouGov pour MoneyVox, de nombreux Français considèrent que les banques privilégient avant tout leurs propres intérêts, dans la mesure où elles gagnent de l’argent grâce à leur argent.
La méfiance provient en grande partie du manque de clarté sur certains frais bancaires, des politiques commerciales jugées agressives et du sentiment que les banques ne jouent pas pleinement leur rôle de conseil. En effet, certains clients ont l’impression d’être considérés avant tout comme des sources de revenus, plutôt que comme des partenaires financiers. Cette perception est accentuée par la digitalisation du secteur, qui réduit l’accès aux conseillers et le nombre d’agences, et complexifie parfois la relation client.
Les frais pour incidents bancaires, notamment, sont un sujet récurrent de mécontentement. Lorsqu’un client se retrouve à découvert, il peut se voir appliquer des agios, des frais de rejet ou encore des commissions d’intervention, ce qui alourdit rapidement sa situation financière, et le fait parfois même entrer dans un cercle vicieux. Par ailleurs, les taux des prêts à la consommation peuvent parfois aller jusqu’à 30 %, quand ceux des prêts immobiliers restent aux alentours de 3 %, ce qui suscite l’incompréhension et la colère des consommateurs. Toutes ces pratiques sont régulièrement dénoncées par les associations de consommateurs, qui les jugent disproportionnées et pénalisantes pour les foyers les plus fragiles.
Beaucoup de Français ont aussi le sentiment que les banques ne se soucient que des riches ou ne leur prêtent qu’à eux, tout en pénalisant les plus pauvres avec des agios importants et des frais bancaires plus élevés. Ils ont aussi parfois l’impression que leur conseiller ne leur donne pas toutes les informations quand il leur propose une offre commerciale.
Un autre point de tension réside dans la relation client. De nombreux usagers regrettent le manque de personnalisation et la difficulté à obtenir des conseils adaptés à leur situation. Une méfiance a tendance à persister, dans la mesure où le client se demande parfois si les conseils prodigués visent à favoriser les intérêts de la banque, ou les leurs. Avec la fermeture de nombreuses agences et la digitalisation des services, les interactions humaines se font plus rares, ce qui peut renforcer le sentiment d’abandon et de méfiance. De plus, la pression commerciale exercée sur les conseillers bancaires les pousse parfois à proposer des produits inadaptés aux besoins réels des clients, ce qui accentue la perception d’un secteur davantage tourné vers le profit que vers l’accompagnement. C’est notamment pour cela que, selon le sondage YouGov, 68 % des Français considèrent que la banque devrait être un service public gratuit, au même titre que l’école ou la santé.
Malgré tout, les banques jouent un rôle indispensable dans le financement de l’économie et dans la sécurisation des flux monétaires. Le défi réside donc dans l’équilibre entre le service public et la rentabilité commerciale. L’évolution de la réglementation bancaire, les nouvelles exigences en matière de transparence et la concurrence croissante des banques en ligne et des fintechs pourraient à terme favoriser une relation plus équilibrée entre les banques et leurs clients.
Peut-on encore faire confiance aux banques ?
La confiance envers les banques est un sujet récurrent dans le débat public, oscillant entre nécessité et méfiance. D’un côté, le secteur bancaire assure un rôle fondamental dans la stabilité économique, pour la consommation, l’investissement et la gestion des finances personnelles, ce qui le rend incontournable. D’un autre côté, les pratiques commerciales de certaines institutions, les crises financières passées et la perception d’un manque de transparence alimentent les doutes des clients. Cela peut pousser à se demander si l’on peut encore faire confiance aux banques, ou non.
Au fil des décennies, des crises et des scandales, de nombreuses réglementations, notamment au sein de l’Union européenne, ont été mises en place pour mieux encadrer, et même réguler, le secteur bancaire. Ainsi, les banques sont parmi les institutions les plus encadrées par la réglementation. En France, elles sont soumises à des contrôles stricts de la Banque de France et de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), qui veillent à leur solidité financière et au respect des droits des clients. On peut aussi citer l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), institution indépendante qui veille à la protection de l’épargne investie dans les instruments financiers, à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés d’instruments financiers.
Ces grandes institutions peuvent sembler inaccessibles et éloignées. En cas de différend avec sa banque, il est cependant possible de saisir le médiateur de l’établissement bancaire auquel on est client, qui est l’interlocuteur privilégié afin de trouver une solution à l’amiable. Le médiateur bancaire a le statut de médiateur à la consommation. Il se doit d’accomplir sa mission en toute indépendance et impartialité, dans le cadre d’une procédure transparente. L’indépendance et la compétence du médiateur sont évaluées par la commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation (CECMC).
Plutôt que d’être exclusivement commerciales, certaines banques mutualistes ou coopératives mettent en avant un modèle plus centré sur les sociétaires et le financement de l’économie locale. Ces évolutions ont pour but d’être plus en phase avec les attentes des consommateurs.
Grâce au Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR), un mécanisme destiné à protéger les épargnants en cas de faillite d’une banque, tous les dépôts bancaires jusqu’à 100 000 euros par client et par établissement sont garantis. Le but de cela est de protéger l’argent des épargnants, de les rassurer et de leur montrer que le risque de perdre son argent est très limité pour la plupart d’entre eux. Toutefois, cette garantie institutionnelle ne suffit pas à apaiser toutes les inquiétudes.
Effectivement, les crises financières passées ont également laissé des traces profondes. La crise de 2008, causée en grande partie par les excès du secteur bancaire, a révélé les dérives d’une finance parfois déconnectée de l’économie réelle. Depuis, de nombreuses réformes ont été mises en place pour limiter les prises de risques et renforcer la résilience des banques. Par exemple, il existe les réserves obligatoires, qui correspondent au montant de liquidités que les institutions financières doivent détenir, généralement auprès de la Banque de France, en fonction des dépôts effectués par leurs clients. Ce montant peut aller jusqu’à 10 % des dépôts des clients.
Au-delà de ces obligations structurelles, des législations concernent directement les clients. Pour améliorer les relations entre les banques et leurs clients, plusieurs textes ont contribué à clarifier les tarifs bancaires, avec notamment le plafonnement des frais bancaires applicables aux incidents de paiement (comme un dépassement de découvert ou un rejet de chèque ou de prélèvement) et l’envoi d’un relevé périodique des frais prélevés. Les publics fragiles peuvent même être protégés par une offre spécifique.
Les banques ont également un devoir d’information et de conseil. En effet, elles doivent porter à la connaissance de leurs clients tous les faits objectifs pour qu’ils puissent se faire une idée précise du service qu’elles leur proposent. Par exemple, une banque doit mettre à la disposition de ses clients les conditions générales et tarifaires qui s’appliquent à la gestion d’un compte courant (c’est-à-dire les tarifs pour réaliser un virement, la mise à disposition d’une carte de paiement ou encore l’échange de monnaie).
Par ailleurs, si une personne s’estime dans une situation de surendettement et ne s’en sort plus du tout financièrement, elle peut déposer, si elle le souhaite, un dossier de surendettement auprès de la Banque de France, c’est-à-dire en quelque sorte la banque des banques. L’objectif est qu’elle intervienne pour aider la personne à assainir ses finances, ce qui peut passer par un gel des créances, une réorganisation (par exemple un nouvel échéancier de remboursement), ou même parfois à un effacement d’une partie de la dette de la personne.
Ainsi, de nombreuses dispositions ont été mises en place pour améliorer le lien entre les citoyens et les banques et pour renforcer la confiance des Français envers les banques.
Comment naviguer dans le monde bancaire en tant que particulier ?
Naviguer dans le monde bancaire peut sembler complexe pour de nombreux particuliers, tant les offres et les services proposés sont variés et souvent complexes. Entre les banques traditionnelles, les banques en ligne et les néobanques, il est parfois difficile de faire un choix éclairé. Pourtant, il est souvent possible d’optimiser sa relation avec son établissement bancaire, de minimiser les frais et d’accéder aux services les plus adaptés à ses besoins.
Le premier élément clé consiste à bien choisir sa banque. Les banques traditionnelles offrent l’avantage d’un réseau d’agences et d’un accompagnement humain, mais leurs frais sont souvent plus élevés. À l’inverse, les banques en ligne proposent des services généralement moins coûteux, mais avec un support client à distance. Enfin, les néobanques se distinguent par une grande simplicité d’utilisation, mais leurs offres restent parfois limitées. Le bon choix dépend donc du profil de chacun. Un client qui recherche du conseil et un suivi personnalisé privilégiera plutôt une banque traditionnelle, tandis qu’un utilisateur autonome préférera une banque en ligne avec des tarifs réduits.
Une fois la banque choisie, il est essentiel de comprendre les frais bancaires pour éviter les mauvaises surprises. La tarification des services bancaires peut inclure des frais de tenue de compte, des commissions sur les paiements à l’étranger, des agios en cas de découvert ou encore des coûts liés à certains moyens de paiement. Lire attentivement la grille tarifaire et comparer les offres peut permettre d’économiser des dizaines, voire des centaines d’euros par an. De nombreuses banques proposent également des offres groupées ou des comptes sans frais sous certaines conditions, ce qui peut être une alternative intéressante.
Gérer efficacement son compte bancaire est un autre point fondamental. L’utilisation des applications mobiles bancaires facilite désormais le suivi des finances en temps réel et permet d’anticiper d’éventuels découverts. Mettre en place des alertes pour être informé de son solde ou programmer des virements automatiques pour ses dépenses courantes peut éviter bien des désagréments. Une bonne gestion passe aussi, quand on le peut, par une épargne régulière, même modeste, afin de se constituer un filet de sécurité en cas d’imprévu et ainsi d’éviter de se retrouver à découvert et de payer des agios ou emprunter à des taux élevés.
Par ailleurs, il ne faut pas hésiter à s’informer, à poser des questions, à faire des recherches sur Internet, ou à utiliser des comparateurs en ligne. Il y a par exemple un site gouvernemental peu connu qui permet de comparer les principaux tarifs bancaires : www.tarifs-bancaires.gouv.fr. Tout cela peut bien sûr sembler fastidieux, et même décourageant, tant cela peut paraître complexe et immense. Mais petit à petit et avec le temps, de nombreuses notions s’éclaircissent et cela est de plus en plus facile.
Enfin, il ne faut pas hésiter à négocier, si l’on peut, avec son banquier. Beaucoup de clients acceptent les offres et services proposés sans négociation, alors qu’il est parfois possible d’obtenir de meilleures conditions sur un crédit, une carte bancaire, ou encore un placement financier. Comparer les offres entre plusieurs établissements, poser des questions, demander des explications sur certains frais, ou même dire que l’on va réfléchir (le temps de s’informer davantage) peut permettre de faire valoir ses droits et d’obtenir des ajustements avantageux.